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Entre loi et liberté

 
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Ami


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MessagePosté le: Lun 10 Déc - 11:16 (2007)    Sujet du message: Entre loi et liberté Répondre en citant

Entre loi et liberté 
Citation:
Ce qui frappe, au premier abord, lorsqu’on compare les tendances et les évolutions du bouddhisme et du christianisme en matière de morale, c’est l’instabilité de leur rapport à la loi ou, si l’on préfère, la difficulté qu’ils ont tous deux éprouvée à transmettre le message de libération qui est à la source de leur parcours.

Le bouddha, après son illumination, a rejeté de manière drastique le brahmanisme, son ascèse et son système de croyances de sacrifices et de discrimination sociale. Il a admis dans sa communauté des hors- castes.

Jésus, après son baptême, a récusé dans sa vie publique, sinon la loi juive, du moins son interprétation méticuleuse et le système de rétribution et de discrimination (les justes et les pêcheurs) qui s’était bâti autour d’elle. Il était, disait-on, " l’ami des publicains et des prostituées ".

Après eux pourtant, nous assistons à un retour en force de loi et de ses impératifs communautaires dans les deux religions. Dans le christianisme, malgré l’anti- légalisme de Paul et l’Humanisme des pères de l’église, le juridisme romain, depuis Tretullien jusqu’à Jean-Paul II, en passant part Ockhan et la casuistique des derniers siècles, s’est solidement implanté.

Dans le bouddhisme, malgré Ananda et la doctrine libérale du Mahâyâna, la discipline rigoureuse du Vinaya est restée présente et constitue encore aujourd’hui l'une des trois corbeilles des écritures sacrées.

Tout se passe comme si la liberté découverte par Shâkyamuni, prêchée par Jésus, avait quelque chose d’intransmissible et devait être redécouverte à chaque génération, par chaque individu, comme si l’expérience fondatrice d’où cette liberté a jailli avait pour destin d’être sans cesse recouverte, occultée, par des structures contraignantes, indéfiniment résurgentes dans la psyché humaine.

Le bouddha et Jésus ont délivré un message qui, d’une certaine manière est au-delà de la loi, au-delà de la morale. Et pourtant c’est de commandements et de règles que n’ont cessé de parler au cours des siècles, le christianisme et le bouddhisme. En se collectivisant tant à grande échelle, ces deux voies de libération sont retombées sous un joug immémorial qui est celui de toute institution humaine : celui des contraintes, des interdits, les intérêts, de la culpabilité et de sanctions.



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MessagePosté le: Lun 10 Déc - 11:16 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Ami


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MessagePosté le: Lun 10 Déc - 11:36 (2007)    Sujet du message: Entre loi et liberté Répondre en citant

Etait-ce évitable?

On peut en douter. Aucune société ne peut vivre sans loi, sans morale. Mais peut-être que le dérapage commence quand on veut faire croire que celles-ci sont la voie, le chemin qui conduit à la lumière, à la liberté, au bonheur, et suffisent à les procurer.

C'est bien ce qu'avaient vu Jésus et Paul, chacun a sa façon, face à la loi Juive, et ce qu'a découvert Luther face au légalisme romain.

Tout comme bouddha, Jésus, n'a jamais fait référence à la loi ( la lettre ) comme à un impératif catégorique: " Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements" dit-il au jeune homme riche, et encore: " Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, puis viens, suis-moi ".

Le " si tu veux " est capital: il n'impose aucune morale, mais invite à entrer librement dans une éthique de l'amour et du détachement .
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MessagePosté le: Lun 10 Déc - 12:58 (2007)    Sujet du message: Entre loi et liberté Répondre en citant

C'est aussi ce contre quoi avait prévenu le Bouddha, dans une parole oubliée, délivrée comme un testament à l'un de ses proches disciples: " Qu'attend de moi la communauté, ô Ananda ?N'ayant jamais voulu la diriger ni la soumettre à mes enseignements, je n'ai point d'instructions à lui laisser. Je touche à ma fin. Aprés ma mort, soyez à vous-mêmes votre propre îles, votre propre refuge; n'ayez point d'autre refuge."


Trouvez en vous-mêmes votre propre loi, pourrait-on commenter. Mettez- vous à l'école de votre propre compréhension, soyez les disciples de la petite lumière qui brille dans vos coeurs. Et ne vous laissez pas abuser par ceux qui prétendent s'y substituer. ( toujours issus de la même citation )
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MessagePosté le: Lun 10 Déc - 18:25 (2007)    Sujet du message: Entre loi et liberté Répondre en citant

La lettre tue, l’esprit vivifie ", dit encore Paul. La lettre en l’occurrence et celle de la loi, gravée sur la pierre, et l’esprit de celui de liberté, d’amour, gravé dans les cœurs qui contient la loi en plénitude et donc en dispense .
Spinoza reprendra cela en déclarant de Jésus : " Il les libéra de la servitude de la loi et néanmoins la confirma et l’écrivit à jamais au fond des cœurs. " traité théologigico-politique, Ch. 4.


Dans son Petit traité des grandes vertus, A. Comte-Sponville note avec justesse : " c’est parce que nous manquons d’amour que nous avons besoin de morale. "

Encore faut-il ne pas se satisfaire de ce manque qui est le seul fondement, la seule justification de nos inéluctables lois. Encore faut-il se tenir prêt à accueillir et déployer un possible amour, et a lâcher une morale qui n’est qu’un indicateur sur la voie du bonheur.

C’est sans doute ce qu’ont compris les grands éveillés du Mahâyâna dont certains en ont pris à leur aise avec les règles de leur milieu social, mais qui n’ont jamais dévié de la grande voie de compassion. C’est aussi ce qu’avaient compris Jésus en accueillant pêcheurs et prostituées ; Paul, quand il écrivait : " il n’y a plus de loi pour une juste ", et Augustin quand il disait : " Aime et fais ce que tu veux. "


Mais qui peut prétendre être juste ? et qui peut se dire établi dans un amour assez fort pour tout autoriser ?

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MessagePosté le: Mar 11 Déc - 18:22 (2007)    Sujet du message: Entre loi et liberté Répondre en citant

C’est pourquoi Jésus a enseigné le respect des commandements de la loi juive, et Paul dénoncé les turpitudes de ses contemporains. C’est pourquoi aussi le Bouddha a énoncé quelques grands préceptes et Dôgen, tout éveillé qu’il était, rédigé un règlement monastique. Ils n’ont pas pour autant hypostasié ces règles, ni fait de la morale un chemin de salut, mais ont posé quelques balises, placé quelques garde-fous, sans se faire d’illusion sur leur pouvoir dynamisant.


Ils ont laissé aussi, sur la manière de se comporter, de sages conseils se ramenant pour l’essentiel à la modération et au détachement. Dans le bouddhisme, ce sont, parmi les huit sentiers, ceux qui préconisent l’agir " juste " ; c’est la voie du milieu, entre licence et rigorisme. Dans le christianisme, c’est la voie des vertus, reprise aux stoïciens et à Aristote pour qui la vertu se trouve aussi " au milieu ". Cette sagesse pratique a heureusement équilibré le légalisme toujours renaissant dans les esprits et soutenu par les autorités en place.
Ceci veut peut-être dire qu’il n’y a pas en fait de morale bouddhiste, ni de morale chrétienne, mais une morale tout court, déjà présente dans la sagesse grecque, est encore là dans l’éthique plus récente des droits de l’homme, toutes deux aussi laïques que possible : peu tentées en tout cas d’absolutiser à coup de mythes et de dogmes des exigences qui ne relèvent d’aucune illumination ni révélation particulière, mais de la droite raison.


Certes, la tentation du moralisme et le poids de la culpabilité ont pesé lourd dans la balance des deux religions, mais comment ne pas voir, au regard des messages fondateurs (l’Evangile, le sermon de Bénarès) et des éveillés qui au cours des siècles les ont vécus, que si la morale est nécessaire, elle n’est que provisoire, qu’elle demeure insuffisante et peut devenir gênante.

À des légistes invoquant la loi de Moïse qui les avait, disaient-ils, autorisés à répudier leurs femmes en rédigeant un acte de divorce, Jésus répondait : " c’est à cause de la dureté de votre cœur qu’il a écrit pour vous cette prescription. Mais à l’origine il n’en était pas ainsi. " C’est vers l’origine, là où il n’y a pas besoin de loi mais seulement d’amour, que Jésus les invitait à se tourner. Et cela vaut sans doute pour nous face aux prescriptions de toute morale. Mais, comme dit le bouddha, c’est à chacun, dans le refuge de son île, de sa conscience, d’en juger.

Fin de citation, Alain Delaye. ( excellent ouvrage )



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ASSAD


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MessagePosté le: Mer 12 Déc - 09:22 (2007)    Sujet du message: Entre loi et liberté Répondre en citant

Merci AMI !

Tu as raison cet ouvrage à l'air d'être excellent  Okay
Peux-tu nous en donner le titre ?
Dans le même ordre d'idée et pour ceux qui voudrais lire un livre dénonçant le légalisme dans les églises, il y a "éveil à la grâce" de Charles Swindoll.
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1 Cor 2: 15. Celui du souffle investigue tout; mais lui, personne ne l’investigue.


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